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Une Guerre Civile qui ne dit pas son nom gangrène depuis 40 ans un des pays les plus développés et alphabétisés de toute l'Amérique latine. Aujourd'hui en 2005, malgré la politique du gouvernement d'Alvaro Uribe, les Guérillas d'extrême gauche FARC/EP (Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia - Forces Armées Révolutionnaires Colombiennes/Ejercito Popular) ou l'ELN (l'Armée de Libération Nationale-Ejercito Nacional de Libéracion) et les paramilitaires des auto-défenses de l'extrême droite : les AUC (Autodefensas Unidas de Colombia), continuent à se financer grâce à la criminalité. Ces armées clandestines achètent leurs armes et payent leurs combattants, grâce aux rançons des prises d'otages. Prés de 3000 personnes sont ainsi retenues dans des camps cachés dans la jungle. La Colombie est le pays où se trouvent le plus grand nombre d'otages au monde, et la seule façon qu’ont leurs familles de faire passer un message de soutien, c’est de parler au programme de la “radio des otages” par téléphone. Autres sources de profits : le racket, l'extorsion de fonds (appelé le "vaccin" ou la "participation") imposée aux populations et aux commerçants. S'y ajoute le trafic de drogues (cocaïne et héroïne) que les "cartels" aujourd'hui divisé ne controlent plus seuls ; ces trafics sont passés sous le contrôle des guérillas et des milices. Dernier moyen à la mode: la gestion de société couverture, tels que hôtels ou entreprises de travaux publiques. Ces sociétés se proposent pour la reconstruction des ponts ou des installations éléctriques, que viennent de faire sauter à l'explosif les guérilleros qui sont propriétaires de l’entreprise de construction
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