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Peur de l’islam, compassion envers les Iraniennes, envie de pétrole et de gaz, fascination pour les Mille et Une Nuits… L’Occident a une image confuse de l’Iran. Elle relève souvent du mythe. Et 23 ans après la révolution islamique, le prisme du chador assombrit toujours les représentations que l’on se fait de ce pays. Comme si tout était immuable, que les Iraniens restaient condamnés à la dévotion à perpétuité… Pourtant, ce pays bouge. Une évolution à deux vitesses certes. Entre réformateurs et conservateurs religieux. Mais tout n’est pas noir et uniforme. En Iran, les rues regorgent d’amoureux qui se tiennent par la main, de restaurants branchés qui tranchent avec les traditionnelles échoppes, de boutiques de mode comparables aux nôtres. Et dans l’intimité, lorsque les langues se délient, on se plaint souvent du système, on revendique la sécularisation, on ne déteste pas l’occident que l’on perçoit via le satellite. De Téhéran au golfe persique en passant par l’une des régions proches de la frontière irakienne, l’Iran offre un visage moderne, au sens de pays qui évolue. Même si le voile et l’oppression latente ne laissent pas tout transparaître.
Texte: Marie Bonnard
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